André Koechlin (1795-1876), industriel et homme politique mulhousien, incarne la réussite de l’industrialisation alsacienne au XIXe siècle. Héritier d’une famille d’entrepreneurs, il dirige les usines Dollfus-Mieg à partir de 1818, puis fonde sa propre fonderie, André Koechlin & Cie, en 1826. Spécialisée dans la fabrication de machines à vapeur et de locomotives, l’entreprise devient un acteur majeur du secteur.
En 1839, avec son cousin Nicolas Koechlin, il lance la ligne de chemin de fer Mulhouse-Thann. Cette ligne, primordiale pour l’acheminement des matières premières, marque un tournant pour le développement industriel de la région, et pour André Koechlin qui décide de se positionner sur un nouveau marché : la construction de locomotives. Ainsi, la même année, est construite la première locomotive appelée Napoléon. Par la suite, des centaines de locomotives sont construites permettant d’équiper de nombreuses filatures et tissages de la région et de l’étranger.
Au-delà de son rôle d’industriel, André Koechlin se distingue par son engagement pour la ville de Mulhouse. Maire et conseiller général, il impulse de nombreux projets de développement social et économique. Son héritage est consolidé par la fusion de sa société avec les Ateliers de Graffenstaden en 1872, formant la SACM-Société alsacienne de construction mécanique.
Aujourd’hui, son esprit d’innovation perdure à travers le centre KMØ, où la fresque représentant la gare de départ de la ligne Mulhouse-Thann rappelle son rôle fondamental dans l’essor ferroviaire et industriel de la région.
Source : Mémoire mulhousienne – site internet Koechlin
Info pratique : Hommage aux pionniers du ferroviaire – LinkedIn